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Il y a un an : le colloque national des Groupements de Créateurs

Colloque national de l’ANGC du 10 octobre 2013 : Pourquoi encourager l’esprit d’entreprendre des jeunes peu qualifiés ?

De très nombreux intervenants ont répondu présents à l'invitation de l'Association Nationale des Groupements de Créateuts (ANGC) pour cet événement, notamment François Lamy, Ministre délégué à la Ville, Jean-Paul Huchon, Président du Conseil Régional d’Île-de-France, Jean-Patrick Gille, Président de l’Union Nationale des Missions Locales (UNML), Olivier Faure, Président de l’ANGC, Martin Hirsch, Président de l’Agence du Service Civique, Philippe Hayat, Président de l’association 100 000 entrepreneurs et Emmanuelle Wargon, Déléguée Générale à l’Emploi et à la Formation Professionnelle.

Au total, 211 personnes étaient présentes au sein de l’Hémicycle du Conseil Régional d’Île de France, dont des représentants de Missions Locales, d'universités, de collectivités territoriales et des délégués du Préfet chargés de la Politique de la Ville. Etaient également invités 54 diplômés du Diplôme d’Université de Créateur d’Activité (DUCA) pour la remise nationale du diplôme à l’issue du colloque.

Il était important de d'abord définir ce que l’on entend aujourd’hui par « esprit d’entreprendre ». Si l’on en suit la définition du Parlement Européen : entreprendre, c’est « la capacité de passer des idées aux actes ». Cela tient essentiellement à ce que le jeune s’interroge sur la « croyance de ce qu’il est capable de faire ».

Caroline Verzat
, Enseignant-chercheur à Novancia Business School Paris et auteur de nombreux ouvrages en faveur de l’implication de la jeunesse dans l’entreprenariat et la création, a d’abord introduit la principale raison pour laquelle il fallait encourager l’esprit d’entreprendre des jeunes peu qualifiés. Celle-ci réside en ce que tout le monde peut prendre conscience de ses capacités. Il suffit, en effet, d’avoir un projet « innovant mais réaliste ». Bien sûr, des ressources sont nécessaires et la démarche doit être convaincante, mais lui donner un sens, responsabiliser la personne, la faire interagir avec des partenaires extérieurs et faire qu’elle « s’interroge sur l’apprentissage, la gestion et l’entreprenariat », c’est déjà l’accompagner dans la mise en œuvre de son projet et l’entrainer vers sa réussite personnelle.

La seconde raison en faveur du soutien de l’entreprenariat des jeunes peu qualifiés tient, quant à elle, à une appétence confirmée des jeunes accompagnés par les Missions Locales pour l’entreprenariat. C’est ce que souligne l’étude menée par le cabinet ASDO pour le compte de l’ANGC et de l’UNML de juin à septembre 2013 : 27% des jeunes ont déjà participé à une activité associative, 43% des jeunes ont déjà imaginé créer une entreprise ou une association et 60% des jeunes pensent pouvoir prendre des risques dans leur activité s’ils sont accompagnés. La motivation principale des jeunes peu qualifiés qui s’orientent vers la création est également surprenante : l’envie d’aller au bout de leur idée arrivant en première position.

Soutenir l’entreprenariat des jeunes présente un troisième intérêt, puisqu’engager le jeune à s’insérer dans une démarche de réflexion autour de son projet et lui permettre d’aller plus loin pour évoluer sur le marché du travail, c’est avant tout lui donner l’opportunité d’avoir plus de chances de réussite professionnelle, à travers une nouvelle activité salariée, un projet propre, ou encore la reprise d’études .

Selon Philippe Hayat, chef d’entreprise et Président de l’association 100 000 Entrepreneurs, si la seule condition pour réussir tient enfin à ce que le jeune adopte un projet qui lui ressemble, les Groupements de Créateurs permettent à ceux qui entreprennent la démarche proposée d’échapper aux statistiques sur l’insertion professionnelle : plus de 73% des diplômés du DUCA ont retrouvé un emploi, créé une activité ou repris une formation. Emmanuelle Wargon, Déléguée générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) a d’ailleurs félicité les Groupements de Créateurs pour ces résultats encourageants, fruit d’un « travail sur des propositions concrètes et les bonnes pratiques » dans le cadre de la phase d’émergence et de formation au DUCA. Le Président de l’Union Nationale des Missions Locales (UNML), Jean-Patrick Gille, a complété cette intervention en précisant l’impératif de créer d’autres lieux d’écoute afin de favoriser l’émergence de projets par l’échange.

Jean-Paul Huchon, Président du Conseil Régional d’Île-de-France, a qualifié l’action menée dans le cadre des Groupements de Créateurs de « formidable pour ceux qui ne sont pas dans le chemin tout tracé de la création d’entreprise, soit parce qu’ils ignorent, soit parce qu’ils jugent qu’ils ne sont pas capables de le faire, soit parce que d’autres jugent qu’ils ne sont pas capables de le faire, souvent parce qu’ils ont arrêté l’école assez tôt ». François Lamy, ministre délégué à la Ville, a ensuite conclu en affirmant que « créer des conditions propres à l’entreprenariat » faisait partie intégrante des défis de l’Etat, mais qu’il appartenait ensuite aux politiques de la ville de créer les « outils nécessaires au développement » de l’action des Groupements de Créateurs. Il ne restait alors plus qu’à coordonner la démarche des différentes structures pour en informer le jeune public : c’est là qu’intervient l’ANGC, qui œuvre depuis bientôt 13 ans pour « permettre au jeune de se construire, d’acquérir un projet, une compétence et un diplôme universitaire » comme l’a indiqué son Président, Olivier Faure.

Le colloque s’est achevé sur les mots du ministre François Lamy, qui a, une nouvelle fois, remercié les Groupements de Créateurs pour leur démarche dans le cadre des Missions Locales. Tous les invités ont ensuite été conviés à participer à la remise des diplômes de la promotion DUCA 2013 : l’occasion pour les porteurs de projet de montrer la fierté avec laquelle ils sont passés du rêve à la réalité.

L'ANGC et les Groupements de Créateurs tiennent à remercier leurs partenaires dans l’organisation de ce colloque : le Fonds Social Européen (FSE), l’Agence nationale pour la cohésion sociale (Acsé) et le Conseil Régional d’Île-de-France pour son accueil.

Article rédigé en octobre 2014 par Sylvain Pereira, volontaire Service Civique à l'ANGC.


Pour en savoir plus : lire la synthèse du colloque, également rédigée Sylvain Pereira, volontaire Service Civique à l'ANGC.


Publié le 08/12/2014

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