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Anton Kondratenko : "Le Groupement de Créateurs m’a appris à ne pas baisser les bras"

Quel a été votre parcours avant le Groupement de Créateurs ?
Après des études professionnelles dans l’ébénisterie, je n’ai pas pu trouver de travail dans ce domaine car le métier d’ébéniste commence à disparaitre. Pendant 8 mois j’ai fait des petites missions d’intérim en tant que vendeur, barman, bagagiste afin de gagner un peu d’argent. Puisque je n’arrivais pas à trouver un bon travail dans mon métier, j’ai eu une idée de créer quelque chose. Je me suis mis à mon compte en fabriquant des meubles sur mesure mais je n’avais pas énormément de clients, c’était surtout des proches qui me proposaient de les aider.
Je me suis donc renseigné à la Mission Locale du 18ème arrondissement de Paris, qui m’a orienté vers le Groupement de Créateurs de Paris. J’ai été reçu en entretien et je me suis dit : « pourquoi ne pas tenter ? ». Je l’ai fait et ça m’a plu. La phase d’émergence était très intéressante. J’ai pu voir les défauts de mon projet, les points positifs, j’ai appris à les mettre ensemble pour poursuivre mon projet de création d'entreprise.

Quel était votre projet au départ et comment a-t-il évolué depuis ?

Connaissant bien l'Europe de l'Est, d'où je viens, et le bois, je souhaitais faire de l’import-export de bois. Mais pendant la phase d'émergence je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup de concurrence et que c’était compliqué. J’ai donc essayé de trouver une idée novatrice, à partir de ma passion pour les voitures. Alors j’ai trouvé une idée : ouvrir une agence de location de voitures sans permis. J’ai contacté un concessionnaire de voiture de haut de gamme française. J’ai fait un contrat avant l’achat, et j’ai loué une voiture pour un mois, puis je me suis rendu compte que ça ne marcherait pas. Mon projet n’a pas abouti, j’ai dû tout arrêter.
Mais je ne perdais pas espoir. Je voulais toujours monter mon entreprise. J’ai donc repris mes missions d’intérim, à travailler dans la vente, jusqu’à ce qu’un client m’appelle pour me proposer de faire la décoration d’un bureau. Je lui ai proposé quelques solutions puisque j’étais ébéniste, et c’est à partir de ce moment-là que je suis devenu décorateur d’intérieur. On a fait un premier chantier, j’étais à la fois ébéniste et chef de chantier. Je choisissais la peinture, le carrelage... Mon client était satisfait, il m’a donc proposé de faire son appartement.
Avant que je finisse ce chantier, un ami, qui avait une entreprise de location de voiture ancienne haut de gamme, m’a proposé d'agencer l’intérieur d’une limousine. Je lui ai fait quelque croquis puis j'ai commencé l'aménagement, en intégrant une télé plasma à l’intérieur, un bar avec un frigo et changeant tout le bois. Le résultat a beaucoup plu au client. J’ai commencé à louer un atelier pour faire ce projet, dans lequel je me retrouvais : j’aime les voitures et j’aime le travail manuel. J’ai ouvert mon entreprise, "Bools", sous le statut auto-entrepreneur. J’ai fait tout ce qu’on m’a appris au DUCA, je me suis enregistré à la Chambre des Métiers, je suis devenu artisan sur Paris dans le 8ème arrondissement. Au début, j’étais avec un associé, mais suite à des désaccords, j’ai repris tout seul l’entreprise. Même si j'ai perdu l’atelier, il me reste mon matériel. Je souhaite pouvoir redémarrer, je travaille de nouveau dans la vente pour avoir un petit salaire, mais je compte relancer mon activité en faisant de la publicité d’ici quelques mois.

Qu’est-ce que le Groupement de Créateurs vous a apporté ?

Enormément de choses ! J’ai beaucoup plus confiance en moi, je ne pensais pas que j’en avais autant, maintenant, je n’ai peur de rien. Je sais qu’il y a des moments où l’on peut tomber, comme ce qui s’est passé avec mon atelier. Le Groupement de Créateurs m’a appris à ne pas baisser les bras, à continuer, et je suis sûr que cela va porter ces fruits !

Vous avez commencé jeune (23 ans ndlr), qu’est-ce que vous conseilleriez à d’autres jeunes qui comme vous souhaiteraient se lancer ?

Je conseillerais de se lancer jeune. J’ai l’impression que parmi les personnes que j’ai croisées durant mon parcours, celles qui sont plus âgées ont peur de faire des choses. Quand on est jeune, on est capable de tout faire, on n'a peur de rien, on fonce ! C’est le moment idéal de le faire, et bien évidement il faut avoir un projet, et la phase d’émergence du Groupement de Créateurs aide beaucoup, elle nous booste.

Un petit mot de la fin ?

Il ne faut jamais baisser les bras… on rencontre toujours des problèmes mais les problèmes nous apportent des choses positives, ils nous donnent de l’expérience.

Propos recueillis par Adeline Dondon


Pour contacter Anton Kondratenko et découvrir ses créations :
Site Internet : http://kondrat.fr/
Mail : antonkondratenkoparis@gmail.com


 


Publié le 14/03/2012

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