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La perception de l'Economie Sociale et Solidaire par les jeunes

Social. Solidaire. Ces deux mots remplis de bonnes intentions peuvent-ils être associés à un terme qui suscite autant d’émoi que l’économie ? Si l’on en croit la nouvelle vague de l’économie sociale et solidaire, la réponse tendrait par la positive. Mais cette simple affirmation peut-elle convaincre les jeunes, ces jeunes qui aspirent sans cesse avec ferveur l’avènement d’un monde meilleur pour tous ? L'étude intéressante réalisée par le programme Jeun’Ess en partenariat avec le CSA nous éclaire sur ce point.

Avant d’aller au cœur de l’étude, les évaluateurs ont tout d’abord souhaité connaître la vision des jeunes de la société actuelle, et comment ils perçoivent la place qu’elle leur accorde. Le tableau dessiné par les personnes interrogées paraît bien sombre, à croire que les jeunes se sentent marginalisés : « On nous donne pas de chances », « il y a trop d’individualisme ». L’emploi reste la préoccupation majeure des jeunes, et plus de deux tiers d’entre eux estiment qu’il est important de reconsidérer l’économie classique en tant que telle, qu’elle devrait « participer à la création de lien sociaux », et « que les décisions devraient être prises de manière collective ».

D’après ces premiers éléments, on pourrait penser que tous ces jeunes sont des fervents adeptes de l’ESS. Que nenni. Premier constat de cette étude : 54% des jeunes interrogés ne connaissent pas le terme Economie Sociale et Solidaire, et 37% en ont entendu parler mais ne savent pas de quoi il s’agit. L’ESS est donc très peu connue des plus jeunes, avec pour la plupart une certaine réticence face au concept. « C’est comme si on mettait deux mots pour habiller quelque chose d’invendable », « on fait soit du social, soit des sous », ou encore « moi, je dirais méfiance par rapport à la simplicité du mot, on a tellement envie d’y aller, ça a l’air tellement simple, solidarité… ». L’appellation ESS provoque chez certains jeunes une réaction négative. Toutefois, après explication, les jeunes prennent la mesure de l’enjeu de ce domaine et adhérent aux grands principes de l’ESS : « ça ne peut être que positif, on aide tout le monde, tout est bien dans le principe » ou encore « c’est plus basé sur l’humain que sur le profit financier ». Cependant, malgré cette bonne appréhension, ils restent peu nombreux à vouloir entamer une carrière dans ce secteur, en grande partie à cause des salaires moindres et des perspectives de carrière faibles comparé au secteur marchand. Ils aimeraient toutefois s’investir dans le domaine de façon bénévole, en complément de leurs activités principales.

On peut analyser au travers cette étude que sans le savoir, les jeunes sont au fait des principes de l’ESS tout en méconnaissant ce domaine. Ils ont sans doute du mal à mettre des mots sur leurs maux, et sont enjoués de s’investir dans l’ESS de façon désintéressée. Le secteur est pourtant pourvu d’énormes possibilités de création d’emplois et de structure. La communication autour de ce secteur est donc certainement à repenser afin de revaloriser la richesse de ce secteur.

Adeline Dondon


Publié le 04/07/2012

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