Les Groupements de Créateurs permettent à toute personne de développer sa propre activité :
association, entreprise, emploi... en savoir plus sur la démarche Groupement de Créateurs
Votre actualité

Gwladys Manouana : quand on veut quelque chose, il faut se battre et ne rien lâcher.

Quel est votre parcours ?
Je m’appelle Gwladys Manouana, je viens d’avoir 26 ans. J’ai eu mon bac, un BTS Management des unités commerciales, puis une Licence Professionnelle en marketing. J’ai essayé par la suite de suivre un Master de Finance d’Entreprise en cours du soir, que je n’ai pas validé. Pendant mes trois années de Master, j’essayais de décrocher un emploi avec mon Bac +3 mais je ne trouvais que des postes inintéressants et répétitifs. Je me suis demandé « qu’est-ce que j’aime vraiment faire ? ». Il s’est trouvé que je maquillais en amatrice, j’aimais bien coiffer aussi, alors j'ai eu envie de me lancer dans l’esthétique et de créer mon salon de beauté.

Comment avez-vous eu connaissance du Groupement de Créateurs ?
Ma dernière mission en intérim se terminait. J’ai refusé qu’ils me renouvellent pour me lancer dans mon projet. A mon retour de vacances, je suis allée à la Mission Locale de Saint Michel sur Orge pour trouver une formation dans la coiffure. Ma conseillère m’a demandé pourquoi, je lui ai expliqué mon parcours et mon souhait de créer ma structure de maquillage et de coiffure, elle m’a alors orientée vers le Groupement de Créateurs.

Comment s’est passée votre aventure avec le Groupement de Créateurs ?

J’ai expliqué mon projet à l’animatrice du Groupement de Créateurs, Naïke Panga. Elle m’a inscrite à une session avec plusieurs ateliers, qui m’ont fait du bien car ils m’ont aidée à me poser des questions et m’ont donné des idées pour parfaire mon projet. C’était tout un processus qui m’a permis d’accéder à pas mal d’informations que j’ignorais, par exemple comment se faire rémunérer quand on est jeune créateur, obtenir certaines subventions, se positionner par rapport à la loi, par rapport au statut de l’entreprise, etc. On entend parler de tout ça pendant les études, mais le voir plus concrètement par rapport à ce que vous projetez de faire, c’est toujours mieux. J’ai aussi fait un atelier de « connaissance de soi », parfois sous la forme de jeux de rôles, avec des comédiens qui animaient ce module. Par la suite, j’aimerais bien faire la phase de formation DUCA (Diplôme d’Université de Créateur d’Activité). Le Groupement de Créateurs m’a permis de me poser des questions que je ne me posais pas avant et aussi de voir jusqu’où je suis capable de le défendre, jusqu’où j’y crois.

Où en êtes-vous actuellement ?
Je me suis inscrite au CAP Coiffure en candidat libre. J’ai trouvé un stage dans un salon de coiffure à Juvisy sur Orge, pour obtenir mon CAP. La patronne est très sympa, parfois elle m’envoie à leur atelier de formation au siège. Ça permet de pallier au fait que je n’ai personne pour m’aider, puisque je passe le CAP en candidat libre. Je reste à leur atelier une semaine par mois. Ça m’aide à avoir des bases de coupe, etc. Je me rends compte que quand on est au salon, il faut être disponible à 100% pour s’occuper des clients. On ne reste pas debout planté là, on est toujours actif, à l’écoute du client, pour bien comprendre ce qu’il veut. Je voudrais coiffer tous types de cheveux, mais comme l’examen du CAP est sur les cheveux lisses, le mieux pour moi est de commencer par un salon européen, pour valider mon CAP, et aller par la suite dans des salons afro pour pouvoir apprendre d’autres techniques aussi.

Quel est votre projet ?
Je souhaite ouvrir un salon de beauté ouvert à tous
. J’aimerais faire des prestations de maquillage, de soin du visage et de coiffure, avec des produits bio qui viennent du commerce équitable. Pour l’instant, ce n’est pas encore acté, je me renseigne, mais je suis attachée à cette idée. Je vise toute clientèle, ce serait ouvert à tout type de peau et cheveu. Ce serait « multi-ethnique ». Je cherche encore un lieu d’implantation, dans l’Essonne ou sur Paris. Je suis encore en phase de formation, j’essaie de maîtriser toutes les techniques pour valider le CAP. La phase d’émergence m’a beaucoup aidée à mettre toutes mes idées en place.

Est-ce que vous conseilleriez à quelqu’un de participer au Groupement de Créateurs ?
Oui, vivement, car cela donne beaucoup de possibilités et c’est un soutien pour les personnes qui souhaitent se lancer, un appui, un allié dans son projet. J’en parle à mes proches, notamment des amies qui voudraient se lancer pour faire quelque chose dans la mode.

Vous avez commencé à 25 ans. Est-ce que vous pensez que c'est trop jeune pour commencer ?

Je ne pense pas. Je pense que c’est plus une histoire de détermination. Après, pour faire mûrir son projet, il faut peut-être mieux attendre un peu pour se lancer progressivement. Mon salon, je ne l’ouvrirai peut-être pas à la fin de l’année, ni même l’année prochaine, mais ce n’est pas grave. Je vais travailler sur mon projet, pour que tout soit pensé dans les moindres détails et que je me sente prête pour que ça marche. C’est vrai qu’il y a beaucoup de jeunes entrepreneurs qui mettent la clé sous la porte. Il faut y penser, il faut bien se préparer, c’est quelque chose qu’il ne faut pas prendre à la légère. Je pense qu’il vaut mieux réfléchir longtemps à son projet, en ayant tout préparé, plutôt que faire ça à la hâte, et finir par fermer. Et c’est aussi ce qu’on nous dit au Groupement de Créateurs. C’est une aventure assez lourde de conséquences, qui apporte beaucoup de bonheur, mais c’est aussi porteur de beaucoup de difficultés. Il faut être bien préparé, et motivé surtout. Parce qu’après, les 35 heures, c’est fini !

Est-ce que vous auriez un petit mot de la fin pour cette interview ?
Je pense qu’on n’a rien sans rien dans la vie. Quand on veut quelque chose, il faut se battre, ne rien lâcher, et foncer.
 

Propos recueillis le 14/11/12 par Olivier Ursulet, volontaire Service Civique à l'ANGC, et Adeline Dondon, Chargée de mission à l'ANGC


Qui contacter pour bénéficier du Groupement de Créateurs ?

Naïke Panga
Tél : 01 69 04 81 09
Portable : 07 86 62 65 34
Mail : n.panga@aile-emploi.fr

Fatima Ettaleb
Tél : 01 69 04 81 09
Portable : 06 78 56 68 15
Mail : f.ettaleb@aile-emploi.fr

Page Facebook du Groupement de Créateurs :
http://www.facebook.com/pages/Groupement-de-Cr%C3%A9ateurs-du-Val-dOrge/388084731225705?ref=ts

Association pour l'Insertion Locale et l'Emploi
138 Rue Gabriel Péri
91 700 Sainte Geneviève des Bois
Site internet : www.aile-emploi.fr


Publié le 22/11/2012

Retour

Association Nationale des Groupements de Créateurs
462, rue Benjamin Delessert
77550 MOISSY CRAMAYEL
tél : 01 64 13 82 79
courriel : info@groupement-de-createurs.fr
Mentions légales | Création site